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Avertissement

On estropie de bien des façons les noms propres roumains dans les ouvrages en langues étrangères. Le même nom présente jusqu’à trois ou quatre physionomies différentes. Nous avons pris le parti d’écrire, dans ce livre, tout ce qui est roumain, à la roumaine. De même qu’on écrit Racine ou Gœthe dans toutes les langues, de même on doit toujours écrire : Bălăceanu, Filipes c u, Goles c u, Virnav. Exception sera faite seulement pour les trois noms propres de villes : Bucarest (—Bucureşti), Jassy (—Jaşi), Galatz (—Galați) et pour les prénoms qui ont leur équivalent en français : Jean (—Ion ou lancu ou Ioniță), Démètre (— Dumitru), Alexandre (—Alexandra ou Alecu), Basile (= Vasile ou Vasilie), Georges (— Gheorghe), Grégoire (— Grigorie), Michel (—Mihail), Nicolas (—Niculae ou Neculai), Etienne (—Ştefan), Constantin (—Constantin, autrement prononcé). — On verra, d’ailleurs, à la fin, dans l’Index alphabétique, ces petits noms propres reparaître aussi avec leur physionomie roumaine.

En roumain, toutes les lettres se prononcent ; les voyelles gutturales et (â, ) se prononcent d’une façon spéciale : ă se rapproche de œ, î ressemble à u, prononcés sans avancer les lèvres, la bouche presque fermée ; u roumain — ou français. — Parmi les consonnes, ș = ch, ț = ts ou tz, c et g devant les voyelles e et i se prononcent à l’italienne, c h et gh ont

un son dur et équivalent au k cet au g dur français. L’accent tonique roumain tombe sur l’une des trois dernières syllabes ; dans les noms propres qui se terminent en e sc u, il est sur la pénultième : Golescu — Golèscou, Văcărescu (= Vœcœrèscou). De même, on prononce : Ghìca, Stùrdza (= Gùica, Stoùrdza).

Ban, dvornic, spătar, hatman, postelnic, logothète, aga, clucer, căminar, paharnic, stolnic, comis, sărdar, medelnicer, sluger, şatrar, — termes de l’ancienne hiérarchie nobiliaire moldave et valaque. Pour leur signification très précise, dont nous n’avons nul besoin ici, voir « L’explication des boyars valaques », par le consul prussien Von Kreuchely (Hurmuzaki, X). Cf. aussi Raicevich, « Voyage en Moldavie et en Valachie» (traduit de l’italien par Lejeune), Paris, 1822, et Kogalnitschan (M. de K., = M. Kogălniceanu) : « Histoire de la Moldavie et des Valaques Transdanubiens », Berlin, 1837.